Éphésiens 2: 3-5 « Nous tous aussi,
nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de
notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous
étions par nature des enfants de colère, comme les autres...Mais Dieu, qui est
riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui
étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par
grâce que vous êtes sauvés) »
Galates 3 : 26-28 « Car vous
êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ vous tous, qui avez été
baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il
n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous
êtes un en Jésus Christ. »
Luc 4 :
18-19 « L'Esprit du
Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux
pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer
aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour
renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur. »
Ce texte doit être vu comme une invitation à une introspection adressée
à nous qui évangélisons nos frères et sœurs comme nous l’a recommandé Jésus-Christ.
Les questions qui seront la base de cette introspection sont les suivantes :
-
Est-ce que je prêche l’amour de Christ ou la peur de la colère de Dieu
et l’enfer ?
-
Est-ce que je juge et condamne ou est-ce que je prêche le pardon et le
salut ?
-
Est-ce que mon approche attire les âmes vers Christ ou les éloigne de
Lui ?
-
Quand je rencontre quelqu’un qui n’a pas encore accepté Jésus, est-ce
que je lui présente l’évangile comme si j’étais le seul juste à Sodome ou comme
un pécheur qui a reçu le salut par la grâce ?
Souvent, les non-chrétiens nous voient comme des gardiens de la loi qui
jugent et condamnent. Comme des justes qui n’ont jamais péché et qui font une
faveur aux non-chrétiens en leur prêchant l’Évangile. C’est l’image que la
majorité d’entre nous présente, malheureusement. Et cette image n’est point celle
d’un rassembleur pour Christ, mais d’un instigateur de frustration et de confrontation
alimentant la révolte et la rébellion contre le Christianisme.
Ce manque d’humilité a toujours été contre-productif ; car il nous
fait croire que nous sommes saints et que nous méritons le salut plus que les
autres. Cependant, tout ce que nous avons est le fruit de la grâce de Dieu.
Nous péchons tous les jours, même après avoir accepté le Christ. Et nulle part
dans la bible je n’ai vu que le meurtre est pire que le mensonge, donc tous les
actes qui sont contraires aux principes de Dieu portent le même nom : ‘péché’.
Dieu ne cherchait pas quelqu’un qui avait péché moins que tous les
habitants de Sodome et Gomorrhe, mais Il cherchait un « juste ».
Dieu n’en avait pas trouvé en ce temps-là pour épargner ces deux villes de la
destruction et même aujourd’hui, Il n’en trouverait pas, car il n’y en a
toujours pas et ce, nulle part sur terre. D’où la nécessité d’être justifiés
en Jésus d’abord afin d’avoir la vie éternelle, car elle est réservée aux
justes. Titus 3 : 7 « afin
que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie
éternelle. »
Il est donc important que notre approche en évangélisant soit basée sur
l’amour du Christ qui transforme et non Dieu qui châtie. Parallèlement, nous
devons aussi manifester cet amour que nous prêchons en faisant preuve de patience
et d’empathie durant le processus de transformation de nos frères et sœurs. Car,
celle-ci dépend de la volonté, du plan et du rythme/timing de Dieu, qui agit par
le Saint-Esprit. Ainsi, le changement peut être instantané ou progressif selon
le plan de Dieu. Nous avons tous eu un vice, une addiction…ou toute autre forme
de péché qui a trainé dans notre vie tout simplement parce que notre chair a
aimé l’objet de ce péché plus que la vérité qui est en Jésus. Il a fallu que, par
l’aide indispensable du Saint-Esprit, notre amour pour Jésus grandisse et
devienne plus fort que notre désir pour ledit péché afin de le vaincre. Ce
combat de l’esprit contre la chair que tous ont expérimenté ou expérimentent actuellement,
nous aide à faire preuve d’humilité dans notre approche, car il nous rappelle que
notre marche avec Dieu, dans la Sainteté est continue et entièrement supportée
par le Saint-Esprit. Nous dépendons de notre communion avec le Saint-Esprit et
obéissance à ses instructions, sinon la chute est garantie.
Gardons toujours à l’esprit que tous ont été appelés par Jésus pour son plan
de salut, son Église, son œuvre. Personne n’a été appelé pour notre gloire personnelle.
Nous ne sommes que des instruments que Dieu utilise pour la propagation de Sa
parole. Ce n’est donc pas notre rôle de juger et condamner les autres. Cependant,
ceci n’est pas une invitation à altérer la vérité de l’évangile pour
apaiser les cœurs. Deutéronome 4 : 2 « Vous n'ajouterez rien à
ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien ; mais vous observerez
les commandements de l'Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. ».
Il faut la dire clairement sans ajout ni retrait afin d’aider nos
prochains à discerner le bien du mal, le vrai du faux, ce qui est de Dieu de ce
qui ne l’est pas, ce qui glorifie Dieu de ce qui ne le glorifie pas. Il faut
appeler les péchés par leurs noms. 1 Corinthiens 6 : 9-11
Cependant, il est important de toujours rappeler qu’en Christ, il n’y a
plus de condamnation. Arrêtons de nuire au
Corps du Christ en divisant par notre comportement de moralisateurs sans taches
et qui condamnent ; mais prêchons l’amour de Dieu qui enlève toute
condamnation, qui nous a transformés et qui peut encore transformer.
Laissons la place au Saint-Esprit !
2 Corinthiens 4 : 5-7 « Nous
ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c'est Jésus Christ le Seigneur que nous
prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus. Car Dieu, qui a
dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans
nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la
face de Christ. Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette
grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.